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Rencontre avec les Tendances d’Emma – Interview

Dans ma quête d’une sobriété heureuse, j’aime me renseigner, m’informer sur les alternatives écologiques, éthiques et économiques.

Une chose est importante pour moi : soutenir entrepreneuriat français, car  même si les médias parlent de plus en plus d’initiatives engagées et « éco-friendly », je peux vous dire une chose : la France regorge des personnes actives dans une démarche zéro déchet.

J’ai eu donc envie d’aller à la rencontre d’Emma, fondatrice de la merveilleuse boutique « Les tendances d’Emma ». C’est toujours une immense joie que d’aller à la rencontre de personnes inspirantes.

Bonjour Emma, je suis ravie de pouvoir échanger avec vous. Avant chacune de mes interviews, j’accorde une place très importante à la personne qui a fondé sa marque. Pour ceux qui ne connaissent pas ou ceux qui voudraient vous connaître un peu mieux, pourriez-vous vous présenter ?

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Emma – Fondatrice des Tendances d’Emma

Bonjour Stephie

Tout d’abord merci à vous de me faire une petite place sur votre blog dont j’apprécie beaucoup la démarche.

Qui suis je ? Je crois avant tout quelqu’un de « normal » mais qui va au bout de ses rêves. Une maman de 3 enfants qui ont 4, 7 at 9 ans que j’adore, une femme spontanée et créative plutôt active et une chef d’entreprise épanouie. Mais on peut mettre les 3 dans un autre ordre… en fait cela dépend des moments de la journée 😉 !

Je ne suis pas une hystérique du bio, mais j’essaie d’avancer dans ma vie, d’être en adéquation avec mes valeurs et de vivre mes convictions tout en réfléchissant à ce que je fais et pourquoi le le fais. Cela m’amène à faire des arbitrages parfois. Je préfère aller chez le petit producteur qui travaille avec conscience en prenant en compte la nature qui l’entoure, même s’il n’est pas certifié, que d’aller acheter du bio qui vient de Chine dans la grande surface voisine à 20 km de chez moi.

J’adore votre boutique. Je suis cliente depuis bien longtemps et j’ai connu votre boutique grâce à vos lingettes lavables, j’ai diminué considérablement mes déchets « salle de bain ». Comment est née votre envie de proposer des produits zéro-déchet ?

Elle est née avec Tom. Mon second enfant qui a 7 ans. A sa naissance, je me suis posé la question des couches lavables. Cela me paraissait beaucoup trop compliqué à intégrer dans ma vie, mais j’avais envie de faire évoluer mes pratiques, de faire « un peu moins impactant » qu’avec Sylène, ma fille, élevée aux « couchez jetables / lingettes pourries ».

J’ai découvert chez une amie des lingettes lavables. Je me suis dit « ah ! Ca je veux bien ! » Parce que ok les coton / lingettes c’est pas les couches, sauf que c’est aussi 2€90 par semaine… et mine de rien, ça en fait aussi des déchets et de la culture de coton pourri !

Sauf que concrètement, de retour à la maison, je  me suis retrouvée à jouer au basket en direction de la salle de bain… Et comme je suis plutôt créative je me suis adaptée. Une boîte, un filet… et voilà la naissance du kit Eco Chou. Comme j’étais infirmière à l’époque, je suis très sensible à l’accompagnement des autres, l’aspect « éducatif » de mon métier. Je me suis dit que d’autres personnes pouvaient avoir besoin de solution « prêt à l’emploi » pour « passer le pas » vers une démarche plus respectueuse de l’environnement… les tendances d’Emma étaient nées !

Le reste de l’histoire, c’est juste d’appliquer au quotidien mes valeurs : Monter l’atelier avec la prison, l’ESAT, la collaboration avec Silvana, l’équipe qui grandit, nos choix de matières, de fournisseurs… C’est assez simple finalement, et c’est pour cela qu’il n’y a pas de « greenwashing » chez nous. C’est ce que nous sommes finalement !

 

D’ailleurs, comment choisissez-vous les matières premières. Vos fournisseurs sont-ils engagés que vous ?

En ce qui concerne les tissus, nous travaillons avec le même fournisseur depuis le début. Une personne qui est en France et qui importe d’Italie et du Portugal le tissu. Je me rappelle encore (et lui aussi) du premier rouleau que je suis allée lui acheter… j’ai allaité Tom dans son bureau au milieu du rendez vous !

C’est une personne aujourd’hui très importante pour nous. Pour tout vous avouer, la question s’est posée un jour de « que fait on ? Est ce qu’on va acheter directement les tissus au producteur ? Silvana est d’origine portugaise. Elle parle parfaitement italien, espagnol et Anglais. Moi c’est l’Allemand. Inutile de vous dire qu’il n’y aurait aucun problème. On s’est réuni tous et on a dit « euh… non. Il vit aussi en partie grâce à nous, il est en France, il nous a accompagné depuis le début et tant qu’il sera là c’est avec lui et juste avec lui que nous travaillerons. Même si c’est plus cher, le coût comparé au plaisir de la relation ne se met pas dans la balance ». Nous avons une relation de plaisir et de confiance dans le travail avec lui formidable. Et cela nous semble juste.

Pour les boîtes, au départ, j’avais des boîtes en plastique recyclées qui venaient d’Asie. Dans une démarche éthique. Jusqu’au jour où un ami qui vit en chine m’a dit « euh, tu sais Emma, il y a une grande mode ici. On te prend 3 photos d’un village, on raconte que c’est fait dans une démarche éthique et zou… ça roule tout seul, c’est de l’éthique ». A compter de ce jour j’ai décidé de tout acheter en France, à des fournisseurs que je connaissais et qui me garantissaient une réelle démarche de ce qu’ils faisaient.

Je me suis donc mise à la recherche de boîtes en bois. En me disant qu’on pouvait parfaitement les  fabriquer en France, directement. Je suis allée frapper à la porte d’une société par hasard. Et on a monté un atelier avec eux, en France, car ce n’était pas leur métier premier. Ils nous ont également accompagné. Et là aussi. Depuis le début des boîtes en bois c’est les mêmes. Et nous n’en changeront pas. Hormis pour une démarche encore plus éthique… mais c’est un projet secret 😉 !

En ce qui concerne les trousses et les filets, il s’agit de Françoise. Elle aussi est en France. Une bretonne. Vraie de vraie !  Françoise a une véritable démarche humaine. Elle fait fabriquer en Inde, avec du coton bio des tas de produits. On a travaillé ensemble sur la trousse et le filet. Elle aussi depuis le début. Et elle aussi nous accompagne. Et elle aussi nous n’en changeront pas. Pour la petite histoire, Françoise avait un autre projet au départ avec un autre pays. Culture du coton ok… transformation ok… jusqu’à l’atelier. Quand elle a vu l’atelier, elle a dit « ah non… ça ne me convient pas ». Et elle est partie créer une société directement en Inde avec un partenariat très fort avec les producteurs et transformateurs du pays. C’est une très belle personne. Très humaine, qui va au bout de ses valeurs. Qui nous a toujours accompagné et aidé.

Pour les packaging, allez… une petite avant première. Nous faisons imprimer le carton en France, à Auxerre. Et nous nous approvisionnons auprès d’une entreprise parisienne qui nous vendait du « plastique recyclable » avec lequel nous faisions les 3 carrés et tout les kits sous « blister plastique ». Je les ai appelés pour leur demander « au fait… recyclable le plastique mais dans quel process ». Et là… j’ai eu la réponse du siècle… « c’est recyclable mais la fillière de recyclage n’existe pas, il faut la créer. Mais c’est recyclable !!!! ».

 A compter de ce jour, nous avons choisi de partir vers des emballages « zero plastique, zero colle »… et nous sommes en passe de tenir le pari !!!!!

Sortie le 1er novembre, dans une démarche globale de « zéro déchet » en demandant à nous partenaires historiques d’accepter de nous aider à ce que le « transfert ancien / nouveau packaging » se fasse sans jeter aucun ancien packaging à la poubelle.

Tout cela fabriqué sur du carton avec un impact minimum (pour de vrai !), avec des encres à eau, des produits de transparence qui sont une alternative réelle et durable au plastique, et surtout… une véritable information de notre communauté sur « au fait, savez vous que sur le plastique compostable ou recyclable on ne vous dit pas tout ». Nous voulons faire partager notre expérience, permettre aux gens de s’informer en toute transparence, participer à notre niveau à « l’élévation des consciences ». Tout le monde peut se tromper, par contre, nous pensons qu’à partir du moment où on est informé, il faut essayer d’aller vers un mieux. Et de faire partager notre expérience aux autres.

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Avec quel type de matière travaillez-vous ?

Les produits sont fabriqués à partir de 3 matières : Le bambou et l’eucalyptus qui sont des viscoses, et du coton bio.

L’eucalyptus est un tissu dont nous avons fait le développement en partenariat excusif avec notre fournisseur, pour avoir cet aspect biface  que les gens adorent sur le coton bio.

 

J’ai lu que l’eucalyptus était la matière la plus écologique qui soit. Pourquoi ?

Je dois là dessus être très transparente. Notre objectif premier est de remplacer des produits qui nécessitent la culture du coton conventionnel. Pour être un peu plus précis, la culture du coton conventionnel c’est : 12% des pesticides et insecticides pour 2% des cultures et 175 000 litres d’eau pour la fabrication d’un tee shirt en coton conventionnel. Le coton à démaquiller c’est 6m3 de déchet par femme dans une vie, les cotons et lingettes pour bébé 150 à 300 euro par an.

Quel que soit le tissu utilisé, c’est cela que nous évitons. Ensuite, nous souhaitons être le plus transparent sur les tissus, pour que nos clientes puissent choisir de manière la plus éclairée possible. La priorité c’est que le tissu convienne. Sur un plan idéologique, contact ou efficacité… quel que sera le choix de la matière, s’ il convient cela permet d’éviter l’utilisation de produits jetables. Et cela c’est le plus important.

L’eucalyptus est pour moi le tissu le plus écologique, car il est cultivé et transformé en Espagne et au Portugal. Donc une plus grande proximité géographique. Tous les plans d’eucalyptus utilisés proviennent de forêts éco gérées. Ils nécessitent pour leur culture peu d’eau. Par ailleurs, c’est une viscose propre.  C’est à dire un solvant recyclable et utilisé en circuit quasi fermé pour permettre la transformation entre la plante (eucalyptus) et le fil. Il contient 20% de polyester afin de permettre la tenue du tissu. C’est donc pour toutes ces raisons que, globalement, c’est pour nous le tissu le moins impactant des 3. Ce tissu est incroyablement doux, beaucoup plus que le coton, et il est d’un entretien simplissime. Il est particulièrement adapté aux peaux sensibles.

Voici pour le savoir la différence en toute transparence avec les autres tissus :

Au départ, j’ai été séduite par le douceur du bambou. Un tissu formidable, et on m’avait dit à l’époque que c’était un tissu très écologique.

L’année d’après, une autre personne m’a expliqué que le bambou est une viscose et donc fabriqué à l’aide d’un produit polluant.

Je suis donc allée me renseigner. Concrètement, le bambou est la culture la plus bénéfique pour la planète. Des racines profondes qui stabilisent le sol, pas de pesticide ou d’insecticide ou sa culture. De plus la bambou absorbe plus de dioxyde de carbone et rejette plus d’oxygène que les autres cultures. Il est cultivé en Asie et  Il est transformé en tissu grâce à l’aide  d’un solvant artificiel qui effectivement n’est pas recyclable. Par contre, nous achetons un tissu qui est certifié apte à aller sur la peau des nouveaux nés, sans aucun rejet de substances nocives. C’est un tissu très absorbant, très efficace, et surtout très doux et très adapté à des maquillages waterproof. C’est la raison pour laquelle nous le proposons en couleur.

En ce qui concerne le coton, il est bio, cultivé en Inde et transformé en fil grâce à de l’eau. Il est cultivé sans pesticide et insecticides mais nécessite toujours de l’eau d’irrigation. C’est effectivement, des trois, le tissu le plus « naturel » sans aucun polyester. Par contre, il est moins doux dans le temps. Et convient plus à des maquillages bio.

Pour que les lecteurs et les lectrices comprennent mieux l’avantage du zéro déchet, avez-vous quelques chiffres à communiquer pour montrer l’impact écologique ?

Outre les chiffres que je vous ai donné, il faut savoir qu’un carré démaquillant c’est 300 lavages. Donc 1 kit équivant à 4500 carré de coton. Faites le calcul du nombre de coton que chacun utilise… A raison de 2 coton par jour il s’agit de plus de 6 ans de coton… soit 4 à 6 fois moins cher que le jetable, sans aucun déchet et aucune machine ou eau supplémentaire utilisée.

Le fait d’intégrer les carrés démaquillants lavables aux machines habituelles est très important. C’est ce qui diminue considérablement notre impact… et c’est aussi pour cela que nous conseillons les kits au quotidiens et les 3 carrés uniquement pour valider que le contact peau convienne. Les laver à la main nécessite non seulement des contraintes supplémentaires, mais également de l’eau… ce qui n’est pas le cas en l’intégrant au cycle habituel de machines.

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Les Tendances d’Emma est une entreprise très engagée. Quelles sont les valeurs, l’éthique et les engagements ?

Nos produits ont un sens. Ils sont porteurs de valeurs car nous avons une éthique. Devenir client les Tendances d’Emma, c’est participer à notre projet et s’inscrire dans cette éthique :

> ENGAGEMENT

Nos produits participent à la construction d’un mode de consommation plus durable. Nous nous engageons pour construire un monde économique plus responsable et plus juste.

> AUTHENTICITÉ

Nous croyons dans un monde authentique où la sincérité et la transparence sont les fondements de la relation avec nos clients, fournisseurs et partenaires.

> EXPERTISE

Nous mettons à disposition de nos clients toute notre expertise en recherchant en permanence le meilleur pour lui comme pour la planète.

Concrètement, Les Tendances d’Emma c’est :

  • Un atelier au sein de la prison de Joux la ville, puis un second au sein de l’ESAT (atelier protégé) d’Auxerre. Une manière de produire local dans un objectif de réinsertion.
  • Des matières premières (emballages, impressions, boîtes en bois, tissus…) achetées à des entreprise Françaises dont nous sommes certains de l’éthique et de la déontologie en cas d’importation.
  • Transparence sur les tissus en apportant au consommateur notre expertise poussée et honnête lui permettant de faire un choix éclairé.
  • Une entreprise dans laquelle l’équilibre vie professionnelle / vie familiale au sein de l’équipe est une priorité. Dans laquelle l’autonomie, le partage et la confiance sont placés avant toute autre considération. «Nous sommes toutes des mamans. Peu importe comment nous nous organisons tant que notre travail est fait dans la sérénité.»

 

Comme beaucoup, je vous suis sur les réseaux sociaux, j’ai l’impression qu’il y a un esprit dynamique et positif. Quelle est votre recette pour conserver ces « good vibes »

Je crois que avant tout nous choisissions de dire qui nous sommes en toute transparence. Notre entreprise, c’est notre vie. C’est ce que nous sommes. Ces « good vibes » c’est juste être alignés avec ce que nous sommes réellement.

Quand on raconte la vérité, rien n’est plus simple !

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Une équipe dynamique, engagée, positive !

Très sensible à l’économie sociale et solidaire, j’ai vu que certains produits sont confectionnés par des personnes en réinsertion professionnelle. J’aimerais beaucoup en savoir plus. Vous collaborez avec une association ?

Non, pas du tout. En fait lorsqu’il a fallu faire fabriquer les produits à l’extérieur, je voulais que cela ait un sens. J’avais travaillé en tant qu’infirmière à Fleury merrogis et j’avais vu qu’il y avait du travail en prison. Et comme à l’époque j’étais mariée à un gendarme, j’étais sensible aux problématiques de réinsertion et à la difficulté de cette dernière.

C’est la raison pour laquelle je suis allée frapper à la porte de la prison à côté de chez moi, celle de Joux la ville. Nous y avons intégralement monté l’atelier, qui n’existait à l’époque pas du tout. Il y avait déjà du travail, mais pas avec ce style de produits. C’est un très beau partenariat que nous avons mis en place et qui dure également depuis 6 ans maintenant. Le travail en prison apporte beaucoup. Il permet de donner un cadre, des règles, des cadences, des objectifs. Nous avons mis en place aujourd’hui un espace avec eux, dans lesquels ils sont au courant de la manière dont on parle de notre partenariat a l’extérieur. Le travail en prison est basé sur le volontariat. Les détenus sont vraiment ravis de travailler avec nous. Car ils sentent noter transparence, la manière dont nous sommes fiers de ce partanariat et de notre travail.

En parallèle, avec l’arrivée de Silvana il y a 5 ans, nous avons mis en place le partenariat avec l’ESAT d’Auxerre. Un ESAT est un atelier protégé dans lequel des personnes handicapés travaillent de manière adaptée. Ce qui est passionnant c’est que nous avons du adapter le poste de travail, la manière de produire à eux et à leurs impératifs. Ce ne sont pas à eux de s’adapter à nous. C’est le contraire.

Nous sommes sur un nouveau projet, encore top secret, mais qui va nous permettre d’aller encore plus loin dans cette démarche… mais chuuuuut… plus d’éléments fin 2017.

 

Avant de se quitter pouvez-vous parler de votre dernière nouveauté le kit layering ?

C’est également un très beau partenariat que nous avons mis en place avec Mlle Bio. En fait, depuis longtemps, nous voulions travailler un produit adapté au layering. Cette technique apporte de très belles choses en terme de soins. Elle a de très beaux résultats. Et nous voulions la faire connaître.

Nous avons proposé à Mlle Bio de monter ce partenariat en toute transparence. Ils nous ont apporté leur expertise. Nous avons travaillé ensemble sur les produits, le nombre nécessaire dans le kit, mais aussi le packaging. Et vraiment c’est une très belle expérience. Mlle Bio nous référence depuis le début de noter aventure et depuis le début, c’est un très beau partenariat et une véritable échange. Ils sont à l’écoute de notre expérience, nous à l’écoute de  la leur. Dans un très bel échange où le client est le centre de notre préoccupation mutuelle.

Les Kits contiennent des petits gants de démaquillage. Qui sont ultra doux. Et permettent d’être très efficaces. Nous avons choisi l’eucalyptus car c’est le tissu qui convient le mieux aux peaux sensibles. Et la technique du layering est particulièrement adaptée aux peaux sensibles.

Le bandeau de soin permet un véritable confort pour l’ensemble du soin.

Mais le plus important du kit c’est la serviette Layering en bambou.  Dans le layering, il y a des étapes dans lesquelles ont utilise de l’eau. Il faut savoir qu’une peau mal séchée se déshydrate, car les facteurs naturels d’hydratation de la peau sont hydrosolubles. La capacité d’absorption du bambou est telle qu’il suffit de léger tapotement de la peau pour la sécher totalement. Le bambou absorbe 4 fois mieux que le coton. C’est un outil de soin formidablement efficace.

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Enfin dernière question, quels sont les gestes éco-citoyens à adopter facilement pour débuter dans une démarche zéro déchet ?

Se procurer un kit Eco Belle ! Le coton jetable est sans doute LE produit que tout le monde utilise ! En reproduisant avec un kit tout ce qui compose le jetable (l’emballage, le coton et la poubelle), nous permettons de passer facilement et sans aucune contrainte au lavable, de devenir eco citoyen sans contrainte !

Ensuite, il suffit de très peu de choses : Trier ses déchets, prendre son vélo plutôt que sa voiture, cuisiner les restes plutôt que de les jeter, aller acheter des produits de proximité plutôt que d’acheter du bio qui vient de chine… je pense que réfléchir à tous nos petits gestes du quotidien est le début de ma démarche zéro déchet. Comme le dit si bien Pierre Rhabi, tout le monde parle de prise de conscience. Mais nous ne sommes pas des « trucs que l’on brancherait comme une prise sur un courant de conscience »… Il n’y a pas à avoir de « prise de conscience » mais de permettre aux gens d’avoir une « élévation des consciences ». Ce qui est important c’est de permettre d’alimenter à notre niveau l’élévation des consciences.

Merci Emma pour cet échange, j’ai été ravie d’en savoir plus. A bientôt

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4 comments

  1. Emy Bertaux 16 octobre, 2016 at 12:48 Répondre

    Je suis vraiment contente d’avoir pris le temps de lire cet interview, j’ai commandé il y a un peu moins de deux mois chez les tendances d’Emma des cotons lavables et j’en suis très satisfaite, et savoir qui/quoi se cache derrière tout ça c’est génial ! Je suis contente d’avoir commandé mes cotons à quelqu’un qui se soucis vraiment de tout ce qui l’entoure et qui n’est pas seulement là pour le business !

    • StephieGreen 16 octobre, 2016 at 13:51 Répondre

      Emma est une personne très engagée et tellement passionnante. Elle est très sensible à ce qui l’entoure et sa démarche éthique et sociale devrait vraiment être un exemple. J’aime beaucoup ses initiatives. Et en plus ce sont de supers produits…

  2. Laurie 16 octobre, 2016 at 14:43 Répondre

    Merci ma jolie Stéphie pour cette belle interview et merci de m’avoir fait découvrir ces produits fabuleux. Je prends vraiment beaucoup de plaisir à me démaquiller avec les carrés démaquillants à l’eucalyptus. Je n’ai pas encore testé tous les produits que j’ai commandés mais c’est prévu… 😉
    Et je parle de ce site à plein de personnes maintenant. Je pense qu’il est important de continuer à ouvrir les consciences.
    J’ai adoré lire cette interview et Emma a l’air d’être une belle personne, authentique et passionnée.

    Plein de gros bisous et belle fin de journée à toi, à Emma et à tous les lecteurs de ton blog !!! A très vite ma belle !!! 🙂

    • StephieGreen 17 octobre, 2016 at 19:35 Répondre

      Merci pour ce doux message. Je suis amoureuse de cette marque tant pour les produits que pour l’éthique.

      Vraiment Emma est une personne très engagée, et passionnée par les alternatives écologiques.

      Bisous

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