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Consommer responsable : un acte militant ?

Aujourd’hui un article, qui me tient particulièrement à cœur. Plus je lis des ouvrages à ce sujet, plus je visionne des reportages qui traite des alternatives économiques plus je suis convaincue que nous avons un fabuleux pouvoir entre nos mains : consommer responsable en choisissant avec soins les produits que nous utilisons.

Ayant la trentaine, je n’ai pas particulièrement grandit dans un logique d’économie sociale et solidaire. J’ai eu consommé des produits issus de l’hyper mondialisation made in Mosanto, ou encore des produits textiles qui ont fait deux fois le tour de la planète avant d’arriver sur mes cintres. Si comme moi vous avez trente ans ou plus, on ne peut pas dire que durant notre enfance, les médias ou les politiques nous ont particulièrement sensibilisés au tri sélectif, à la consommation locale ou même à l’agriculture biologique.

Pour ma part, ce n’est qu’il y a une dizaine d’années où j’ai pris conscience du poids de nos actes et de notre manière de consommer sur l’environnement au sens large du terme (nature, humain, santé). J’ai commencé à lire, à assister à des conférences, à regarder des reportages : France 5, Arté et You Tube sont mes amis…

L’une des premières conférences qui a déclenché chez moi, mon envie de changer ma manière de consommer : Claude-Marie Vadrot (Journaliste spécialiste des pays en proie à des conflits et des questions d’écologie,de protection de la nature et de société). Il intervenait suite à la publication de son ouvrage “Des fraises en hiver“. Il exposait tous les impacts liés à notre manière de consommer sans sa soucier de la saisonnalité, ni de la provenance des produits. A la fin de la conférence, je voulais agir, me changer pour semer des graines d’espoir autour de moi.

A partir de ce moment, je suis partie de la conclusion suivante : Nous sommes le changement. Notre force réside dans nos choix. Et nous avons le pouvoir de faire évoluer les mentalités et de contre carrer notre société basée sur l’hyper consommation et la déraison.

Dans cette perspective, trois personnes m’inspirent énormément pour leur engagement et leur perception de la vie : Pierre Rabhi, Béa Jonnson et Vandana Shiva.

Vandana Shiva, écologiste, écrivaine et féministe indienne

Dr-Vandana-Shiva

Source photo Good Food World

L’une de premières fois que j’ai entendu parler de cette grande dame c’était dans un reportage “La guerre des graines”.  Un reportage consacré à l’agriculture et aux lobbyistes qui verrouillent l’échange des graines (entre agriculteurs ou passionnés). Vandana milite pour une agriculture biologique et responsable. Son cheval de bataille : l’éducation et l’information auprès des paysans et des citoyens. Pour moi, c’est un vrai modèle qui milite d’une manière très concrète : elle base son travail sur la pédagogie par l’exemple. Je rêve de pouvoir assister à une de ses conférences.

Un peu plus sur son parcours

Partie seule à pied sur les chemins de l’Inde à la fin des années 1980, en quête de semences menacées par l’industrie, elle en est revenue à la tête d’un cortège de 500 000 manifestants – paysans et activistes – et d’un réseau de 120 banques de graines. Ses initiatives ont pollinisé les cinq continents et ses procès contre les multinationales lui ont valu de nombreuses récompenses, dont le prix Nobel alternatif. Drapée de son éternel sari de coton artisanal, elle exhorte chacun de nous à devenir ce “petit rien” qui inversera la tendance.
Docteur en physique quantique et en philosophie, elle porte bien le nom du dieu Shiva, aussi connu pour son caractère combatif que pour sa capacité à protéger la vie. Son histoire est marquée par un engagement corps et âme, dans un pays où sévit une intense guerre des matières premières. (Extraits du livre “Pour une désobéissance créatrice – Entretiens. Lionel Astruc

Béa Johnson, la championne du zéro déchet

Bea Johnson - Source photo 1 jour 1 actu

Bea Johnson – Source photo 1 jour 1 actu

Je suis sûre que vous la connaissez. Cette franco-américaine a fait l’exploit de diviser par 10 ses déchets et sa consommation,. Sa prouesse : faire tenir tous les déchets d’une année dans un bocal (pour l’instant j’en suis loin). Sa philosophie est de consommer uniquement l’essentiel, de fabriquer soi-même, transformer au maximum et minimiser notre impact sur l’environnement. Son aventure commence à 2010 lorsqu’elle tient son blog “Zero waste Home” où elle explique son parcours, sa démarche, ses astuces pour une vie simplifiée et épurée des futilités de la consommation de masse.

Son approche peut paraître extrémiste pour certains, néanmoins elle est intéressante et il y a pleins d’astuces que l’on peut appliquer en France grâce aux boutiques 100% vrac qui voient le jour dans de nombreuses villes. Notre consommation a un impact sur la planète, et sur notre santé, en réduisant notre besoin de consommer, nous nous allégeons, et nous pouvons remplir notre vie d’échanges, de moments passés. Pour vivre heureux, vivons simplement 🙂

Un peu plus sur sa démarche (en vidéo)

https://youtu.be/L6vJuRcjteM

Source (You Tube – Extrait d’un reportage de France 5)

Pierre Rabhi – Vers une révolution intérieure

Pierre rabhi - Source Trilogie.org

Pierre rabhi – Source Trilogie.org

 

Un homme très inspirant. Il fait preuve d’une grande sagesse et il est porteur d’espoirs pour une génération qui a besoin plus que jamais d’entendre “Il n’est pas trop tard, il n’est jamais trop tard. Tout est possible”. Sa philosophie est bien évidemment basée sur une consommation raisonnée et raisonnable, locale et en agriculture biologique. Il prône le respect de l’Homme et la Nature dans toutes ses dimensions. Il souhaite éveiller les consciences par la transmission de savoirs, en informant, éduquant, sensibilisant à travers des conférences et ouvrages. Rencontrer Pierre Rabhi c’est une vraie révolution intérieure, qui chamboule et qui donne envie d’agir par l’action, à travers nos gestes du quotidien mais aussi en transformant nos habitudes pour passer à un modèle économique plus responsable. Si vous ne le connaissez pas, je vous conseille le film “En quête de sens”, ou deux ouvrages pour une première approche : “Vers la sobriété heureuse”Semeurs d’espoirs”

Quelques mots sur son parcours

Paysan, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture écologique en France. Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers.

Depuis 1981, il transmet son savoir-faire en Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations. Il est aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification.

Pierre Rabhi appelle à “l’insurrection des consciences” pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une “sobriété heureuse”.

Pierre Rabhi a été à l’origine de nombreuses structures, nées de sa propre initiative ou de ses idées : ainsi l’association Terre & Humanisme (d’abord appelée “Les Amis de Pierre Rabhi”), le Mouvement des Oasis en Tous Lieux, le centre agroécologique Les Amanins, la Ferme des enfants-Hameau des Buis et plus récemment le Mouvement Colibris. Il est sollicité pour de nombreuses conférences dans le monde, et a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages dont “Vers la sobriété heureuse”, “Pierre Rabhi, semeur d’espoirs – entretien avec Olivier Le Naire” ou encore “L’Agroécologie, une éthique de vie” (Actes Sud) et “La puissance de la modération” (Éditions Hozhoni).

Biographie extraite du site pierrerabhi.org

https://youtu.be/h8eIttbSUC4

Les alternatives à une consommation raisonnée

L’alimentation : notre engagement passe aussi par l’assiette.

A l’heure de la mondialisation, on oublie parfois que chaque légume ou chaque fruit a une saison. Les grandes surfaces nous proposent de tout et toute l’année. Si bien, que nous nous posons plus ces questions : d’où viennent nos aliments, comment ont-ils été cultivés, par qui, à quel prix ont-il été rachetés aux agriculteurs. Bien sûr je n’incrimine personne, mais c’est vrai que notre système est tellement bien fait, que pendant des décennies ont nous a conditionnés, utilisés, manipulés pour consommer toujours plus et surtout sans se soucier des conséquences. On nous a inculqué le goût des aliments standardisés, issus bien souvent de l’agroalimentaire. Mais rien n’est perdu, maintenant il y a l’émergence d’éveilleurs de conscience, de militants, d’écologistes qui œuvrent pour un changement dans notre mode de vie.

Les circuits courts et les fruits et légumes de saison sont une des clés pour consommer mieux, consommer raisonnable

Lorsqu’on a envie de s’engager, de militer pour une agriculture responsable, de sortir des sentiers classiques des supermarchés, plusieurs alternatives s’offrent à nous. Je vais vous parler de certains circuits que j’ai testé. Peut être que vous en connaissez certains voir tous. Mais si ce n’est pas le cas peut-être que cela vous donnera envie de militer pacifiquement à travers ce type de consommation

  • Les AMAP : association pour le maintien d’une agriculture paysanne. Le principe est simple il s’agit d’un groupe de consommateurs et agriculteurs qui s’engagent pour une saison (printemps/été, automne/hiver). Ensemble, ils définissent la diversité et la quantité de denrées à produire pour la saison. Ces denrées peuvent être aussi bien des fruits, des légumes, des oeufs, du fromage, de la viande…                                                               Exit la standardisation des aliments, chaque semaine des paniers sont délivrés aux membres de l’AMAP et en contre partie les consommateurs s’acquittent d’une adhésion sur la saison ou sur l’année. Les paniers sont donc payés d’avance au moment de l’adhésion. Le prix du panier est fixé de manière équitable : il permet au producteur de couvrir ses frais de production et de dégager un revenu décent, tout en étant abordable pour le consommateur. Il est en général proche de celui d’un panier composé de la même manière en grande surface, tout en ayant une qualité nutritionnelle et gustative supérieure (dégagé du soucis de rendement et de vente, le producteur recherche la satisfaction des consommateurs en privilégiant les variétés végétales -ou races animales- de terroir ou anciennes reconnues pour leur qualité gustative). Point très important, vous ne savez pas à l’avance ce que vous aurez. Donc il faudra adapter vos menus de la semaine avec votre butin du jour.

(Source Réseau Amap.org)

  • La Ruche qui dit Oui : c’est une plateforme e-commerce nationale qui met en contact producteurs locaux et consommateurs au sein d’une Ruche. Elle permet ainsi d’utiliser Internet au service du développement local. Il suffit de s’inscrire en ligne (mail) et vous accédez à la Ruche la plus proche de chez vous. Vous constituez vous-même votre panier. Pas d’obligations d’achats d’une semaine sur l’autre. Vous retirez votre panier à un jour et une heure fixée par la ruche. Comme pour les AMAP c’est de la “vente directe”, donc quand vous achetez par ces réseaux c’est une manière de soutenir l’agriculture locale.

Voici un article qui exposent les différences entre AMAP ET RQDO qui vous permettra de mieux comprendre les différences de ces deux réseaux : La Ruche qui dit Oui et les AMAP : quelles différences ?

  • La vente direct à la ferme : dans ce système vous vous rendez directement sur la ferme d’un agriculteur, aux heures d’ouverture de la vente. Vous achetez uniquement ce que l’agriculteur produit. Donc si vous vous fournissez uniquement via ce réseau, il faudra également adapter vos menus en fonction de la récolte du jour. Mais au moins vous savez ce que vous achetez, et votre argent revient directement au principal intéressé : l’agriculteur. Mais vous pouvez également vous rendre dans plusieurs fermes en fonction de ce que vous souhaitez acheter.

Les vêtements : un secteur à ne pas négliger

Les vêtements

Souvenez vous, il y a quelques années quand une usine s’est effondrée au Bangladesh, tuant plus de 610 personnes. Cet événement qui est passé rapidement aux oubliettes dans l’imaginaire collectif m’a profondément marqué. Je me suis dit que je ne voulais pas contribuer à l’exploitation d’autres êtres humains juste pour porter un vêtement qui finira oublié au fond du placard. La souffrance de ces femmes et ces enfants a été un électro choc. Je ne voulais plus contribuer à toute cette souffrance pour au final un besoin qui n’est pas vital. Alors certes on ne peut pas vivre nu (quoique 🙂 ), mais pour autant a-t-on besoin de dépenser à chaque promotion, à chaque démarque ou autres soldes nous poussant à vider toujours plus notre portefeuille et enrichir les multinationales. Alors on peut dire qu’il y a de la misère partout, mais je ne veux pas qu’une des formes de misère soit due à ma manière de consommer.

  • Privilégiez les marques qui ont une éthique, une ligne de conduite. Clairement cette démarche entraîne un coût financier. Mais au final je préfère économiser et m’acheter qu’un seul haut qui coûte 100 €, plutôt que d’aller dans certaines enseignes à bas coût et repartir avec un sac plein de vêtements qui ne tiendront pas la distance. Certaines enseignes s’engagent pour des matières le plus écologiques possibles, et dans une démarche du respect de l’Homme et la Nature. Je pense notamment à Ekyog, 1083, People Tree, Matt and Nat, Do you Green
  • Essayer le troc ou les friperies : Le troc j’adore. D’ailleurs j’ai consacré un article à ce sujet dernièrement, une manière sympathique de se retrouver entre filles et de troquer nos vêtements oubliés contre d’autres vêtements. Le fonctionnement peut varier : 1 contre 1, ou alors chacun se sert en fonction de ses besoins. Les friperies ou vide dressings sont un bon moyen de donner une seconde vie aux vêtements et on peut tomber sur de très jolies pièces pour quelques euros. Et puis il y a un côté pièce unique et “recherche aux trésors” qui est sympas quand on aime farfouiller dans les penderies. Même si ces vêtements n’ont pas tous été confectionnés dans l’amour et le respect de l’Homme et la Nature, c’est un moyen de contourner les sirènes de l’hyper consommation.

Nous avons un immense pouvoir en étant consom’acteur, en choisissant les produits que nous utilisonss, en privilégiant les petits producteurs et circuits courts. Nous ne pouvons plus continuer à tirer sur la corde et pomper toutes les ressources de la planète. Chaque geste, chaque pas compte. Ensemble le changement se fera. Mais il est temps d’agir : lutter contre les mastodontes de la grande distribution devient une nécessité. J’aime me rappeler les phrases de cette chanson “Il en faut peu pour être heureux. Vraiment très peu pour être heureux. Il faut se satisfaire du nécessaire”. #Lelivredelajungle. Cette phase résonne de plus en plus en moi.

Je suis persuadée que nos actes ont du poids et pour cela j’ai décidé de m’engager, de militer en consommant responsable, raisonnée. Je suis pour une désobéissance créatrice.

Et vous, consommez vous “militant” ?

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4 Comments

  • Reply Bleunven Catherine 23 mai 2016 at 12 h 15 min

    ccou Stephanie
    Meri de parler de ces sujets vitaux pour notre monde moderne……………
    Je te propose sur ce thème très passionnant et d’actualité le film “En quête de sens” et le documentaire primé par un césar: “Demain” .Bisous
    Cathy

    • Reply StephieGreen 23 mai 2016 at 15 h 06 min

      Coucou Cathy. Merci pour ton commentaire ce sont deux films pleins d’espoirs que chacun devrait visionner.. Bisous

  • Reply hakima 29 mai 2016 at 14 h 30 min

    Très bel article, merci pour les liens

    • Reply StephieGreen 29 mai 2016 at 18 h 35 min

      Merci pour ton message, c’est un sujet tellement important pour moi.. Bonne soirée. Bisous

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