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Le temps pour soi ou comment retrouver “L’Art du Slow”.

Le temps pour soi. Cet article me tient particulièrement à cœur, car depuis quelques temps je me questionne sur LA question : “Comment (re)trouver du temps pour soi ? Vivre à une cadence folle, avoir plusieurs jobs, gérer une vie de famille. Chaque jour peut sembler un marathon. On cherche notre souffle, son rythme en rêvant de pouvoir tout concilier et surtout avoir un moment à soi au moins une fois dans la journée/semaine/mois.

Nous aspirons tous à ce doux rêve. Comment faire pour atteindre ce nirvana ? A travers mon expérience, j’avais envie de partager quelques astuces ou du moins une certaine philosophie, qui permettent de prendre pleinement conscience de notre potentialité. Potentialité à trouver un rythme plus en adéquation avec nos aspirations.

Repérer les moments chronophages

Parfois, sur une journée, on peut avoir l’impression de ne pas avoir de temps, de s’éparpiller et d’arriver à la fin de la journée essoufflée, avec la culpabilité de ne pas avoir réussi à atteindre tous nos objectifs. Ces “sacro-saints” objectifs !

Une des choses qui est importante : repérer tout ce qui est chronophage dans votre emploi du temps (transports, télévision, réseaux sociaux, courses…). Loin de l’idée de se flageller, mais plutôt de repérer les moments, actions qui dévorent votre temps.

Cette première étape est primordiale, car pour (re)trouver du temps pour soi, il est nécessaire de regarder en toute bienveillance son organisation et son rapport à l’action.

Rapport à l’action ?

De plus en plus, nous voulons tout faire nous même : réparations, cosmétiques, installer/monter des meubles, cuisiner, confectionner son écharpe, faire ses confitures, ses conserves… La liste pourrait être longue !  Ce qui en soit peut-être une bonne idée, voir même une philosophie de vie mais… du moment où cette envie de “faire tout et tout seul” empiète sur ce désir de temps pour soi il est nécessaire de se demander si ça en vaut la peine.

Déléguer ou s’appuyer sur un “autre” que soi n’est pas un faiblesse. Les slogans “Yes we can”, “You can do it” ou autres phrases volontaristes peuvent être de vrais moteurs certes. Mais a-t-on vraiment envie de TOUT faire sois-même, de TOUT contrôler ? Loin de moi l’idée de mettre sur le banc des accusés la philosophie du “Do It Yourself”, mais parfois on se contraint à faire soi-même alors que notre moi intérieur n’en a pas vraiment envie.

Ce rapport à l’action est d’autant plus chronophage quand il est associé aux réseaux sociaux. Et si une des étapes serait de ralentir ce rapport amour/haine avec ce monde virtuel ?

Ralentir les réseaux sociaux ?

Dernièrement je lisais un article sur les réseaux sociaux. Dans cet article du “siècle digital”, l’auteur avait calculé qu’en moyenne on passait 5 ans et 4 mois sur les réseaux sociaux dans notre vie… Ce chiffre donne le vertige.

Notre ère 2.0 nous a fait croire que la vie c’est de passer du temps derrière un écran. Or cette connexion au monde virtuel aspire notre temps et notre énergie. Ceci est un exemple, car nous sommes nombreux à passer du temps dans cette boucle immatérielle.

1ère étape essentielle : posez-vous tranquillement et en toute sincérité analysez tous ces “petits et grands moments” qui mangent votre temps. Ainsi, vous pourrez agir concrètement sur ces petites choses qui grignotent votre énergie.

Le temps pour soi

Un besoin d’espace mental

Avoir l’impression de courir un marathon et surtout d’avoir ce sentiment que le temps file entre nos doigts. Deux sentiments que beaucoup ressentent régulièrement. Lire, s’adonner à la rêverie, reprendre son souffle, sont des notions qui peuvent sembler lointaines dans le rythme effréné “métro-boulot-dodo”.

Ce surmenage physique et intellectuel nous pousse à trouver certains rituels, à essayer d’optimiser son temps pour essayer de caser tous nos objectifs en une journée. Petit à petit on s’éloigne de ce qui nous fait vibrer. Tant bien que mal, on essaie de trouver des astuces pour pallier à ce rythme qui, bien souvent, est à l’encontre de notre rythme physiologique.

Dans un article de Psychologie Magazine, le sociologue allemand Zygmunt Bauman appelle cela « la liquidité de la modernité ». Il explique que  : « Dans notre modernité liquide, le monde se découpe en tranches dépareillées, nos vies individuelles s’émiettent en une succession de moments incohérents. Nous traversons successivement des communautés d’idées et de principes, qu’elles soient authentiques ou illusoires, consistantes ou éphémères. »

Autrement dit nous oscillons entre le sentiment de ne pas avoir de temps et de perdre du temps. De quoi perturber notre calme intérieur. Et à terme provoquer de nombreux désordres physiques et psychologiques nous enfermant dans une routine néfaste.

Espace mental ?

L’espace mental c’est donc d’avoir le sentiment  qu’il y a du sens dans ce que l’on est, ce que l’on vit, ce que l’on fait. La société actuelle dite “moderne” nous rend malades du temps.

Nous avons nous même créer ce désordre entre calme et excitation. La théorie de l’espace mental est en quelque sorte un “espace des possibles”. La philosophie définit donc l’espace mental comme un monde des possibles, un peu comme un modèle idéalisé.

Pour ma part, j’étire ce concept de la manière suivante. Loin de l’idée de s’enfermer dans un monde imaginaire, mais plutôt de visualiser le mode de vie que l’on souhaite pour tendre vers un rythme plus en adéquation avec notre moi intérieur.

2ème étape : Imaginez, visualiser le rythme de vie que vous souhaitez atteindre. Au besoin, vous pouvez écrire quelques mots clés sur le papier. L’idée est non pas de créer une “To do list”, mais plutôt des termes pour ancrer dans l’inconscient ce qui nous fait réellement du bien.

 

Le temps pour soi ou comment retrouver “L’Art du Slow”

Après les deux premières étapes citées ci-dessus il me semble important de vous parler de l’Art du Slow. L’une des premières fois que j’ai entendu parler de ce terme c’était dans le livre de Carl Honoré “Éloge de la lenteur”.

L’auteur explique tous les bienfaits et l’intérêt de retrouver un certaine lenteur en optant pour une contre-course à la performance. Finalement revenir à notre essence-même.

Malgré l’effet tendance de la mouvance Slow c’est une vraie philosophie de vie, un art de vivre pour réapprendre à ralentir et surtout de mettre en perspective ce qui est important pour nous. A-t-on vraiment besoin d’être continuellement dans la performance ?

Vivre pleinement chaque moment et être à son écoute : deux notions qui me semblent essentielles. D’ailleurs quand on interroge des personnes sur leur définition du terme Slow les mêmes réponses reviennent : cultiver son potager, se balader dans la nature, partager des moments avec ses proches, retrouver sa plénitude intérieure…

Ces exemples renforcent mon sentiment que la vie moderne, aussi trépidante soit-elle nous déconnecte du réel. En cherchant quelques infos, pour cet article, je suis tombée sur cette citation qui résume assez bien ma vision d’une Slow Life :

« En rétrécissant la panoplie des actions, on augmente la profondeur de chaque expérience. »
Sylvain Tesson (Dans les forêts de Sibérie, Folio, 2013)

home sweet home

Prendre des risques et sortir de sa zone de confort

Prendre des risques c’est en quelque sorte, repenser sa manière de consommer, son organisation, son rapport aux autres, voir même revoir sa relation avec son travail, son chef ou même revoir son rythme de vie en général. Parfois à trop revendiquer notre pouvoir et notre soif d’indépendance on s’ancre dans cette zone “d’inconfort de l’âme”.

Adopter un autre rythme c’est oser changer, bousculer ses habitudes pour revenir à l’essentiel. Au fait, pour vous : “Qu’est ce que l’essentiel ?”

D’ailleurs on peut faire le parallèle entre le minimalisme et la slow life. Dans un article que j’avais écris il y a plus de deux ans j’avais exposé ma vision de cet art de vivre et de consommer.

Pour moi ce retour à l’essentiel passe aussi par la case “Repenser son intérieur”.  Pour avoir envie de ralentir, il faut se sentir bien chez soi., pour qu’une fois arrivées dans notre cocoon, nous ayons envie de rester.

En ce moment, je lis plusieurs livres très inspirants sur des sujets proches, je vais vous les lister :

Quelques derniers mots pour vous aider à (re)trouver votre souffle

Finalement adopter une slow life c’est revenir à l’origine de nos besoins physiologiques. Un des points important est d’arrêter de culpabiliser. Pour citer un exemple : passer la serpillère à date et heure fixe “est-ce vital?”. Si l’on décale cette tâche au lendemain est-ce si grave ?

C’est un exemple parmi tant d’autres, mais tout ceci pour vous dire que bien souvent ce ne sont pas des tâches ou actions qui ont un impact vital dans notre vie.

Nous ne sommes pas des robots, alors arrêtons de tout programmer, planifier, encadrer. L’imprévu peut avoir du bon et nous amener vers une destination agréable. C’est important d’avoir confiance en la vie, de se rapprocher d’un mode de vie plus agréable pour nous.

Être dans le “juste”, c’est-à-dire dans cet équilibre entre la réalité du quotidien mais aussi écouter les besoins de notre cœur est un possible atteignable par tous. Cela passe par la confiance en soi, au lâcher-prise sur le contrôle que l’on souhaite avoir sur la vie.

Alors, avez-vous envie d’adopter une vie plus slow ? Avez-vous envie de vivre avec plus de légèreté ? Je vous laisse mûrir sur cette idée. car après tout, chacun peut créer la vie slow et green qu’il souhaite.

Be Green, Be Happy

 

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5 Comments

  • Reply Lisa 12 février 2018 at 13 h 44 min

    Merci pour cet article intéressant. Je vais me pencher sur ces livres. A bientôt

    • Reply StephieGreen 12 février 2018 at 20 h 32 min

      Merci Lisa pour ton témoignage. A bientôt

  • Reply Graines de beauté 12 février 2018 at 18 h 32 min

    Joli article qui fait réfléchir & qui m’inspire énormément. J’ai remarqué que le minimaliste avait eu un réel impact sur mes émotions mes ressentis … si j’étais toute seule je ne vivrai limite qu’avec mon lit et un set de cuisine lol (pas côte sdb fait pas deconner hahaha). & pour ce qui est des réseaux sociaux même si c’est à la base un plaisir je me rend compte que ça devient néfaste car je suis accro :(, il faudrait que je travaille là dessus. Bekooo

    • Reply StephieGreen 12 février 2018 at 20 h 34 min

      Merci Flavie pour ton partage. Je te rejoins entièrement sur l’impact du minimalisme sur la via quotidienne et surtout sur notre perception.
      Pareil pour moi, j’enlèverai énormément d’électronique dans ma vie… 🙂
      Des bisous

  • Reply Sandrine 20 juillet 2018 at 21 h 39 min

    Super article 🙂 C’est exactement ce que je ressens… Le temps, c’est une grande histoire d’amour et de désamour, le plus grand défi de ma vie, et en même temps le plus grand mystère ^^

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