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Lectures inspirantes du moment #1

Une nouvelle thématique voit le jour Lectures inspirantes du moment, l’objectif est de vous présenter brièvement un ouvrage, son auteur, sa démarche, en quelque sorte l’âme du livre mais sans pour autant dévoiler le contenu. Mon intérêt est de vous parler d’ouvrages que j’ai aimé lire (ou que je suis en train de lire et pourquoi pas vous donner envie de les lire.

Mon grand-père était Gandhi – Arun Gandhi

gandhi

Qui était Gandhi ?

Avocat de formation, Gandhi exerce pendant vingt ans en Afrique du Sud, période pendant laquelle il expérimente la résistance passive et non violente pour lutter contre les autorités. Revenu en Inde en 1915, il s’engage dans la lutte contre la domination britannique et devient l’autorité morale du parti du Congrès. Son attachement aux traditions, sa vie de pauvreté et ses multiples emprisonnements lui valent une grande popularité. À partir de 1930 surtout, il mobilise les Indiens dans la désobéissance civile. Il joue un grand rôle dans l’accession à l’indépendance en 1947, mais la partition entre l’Inde et le Pakistan est pour lui un échec cuisant. Il est assassiné en 1948 par un fanatique hindou.

Gandhi jusqu’à son retour en Inde (1869-1915)

Issu d’une famille de marchands aisés, profondément religieux, hostile au matérialisme occidental mais ouvert à certaines de ses influences philosophiques, Gandhi étudie le droit en Grande-Bretagne et devient avocat. De 1893 à 1914, il exerce en Afrique du Sud, où il défend les nombreux immigrés indiens contre la ségrégation. C’est là qu’il recourt avec succès à la non-violence (ahimsa) et à la résistance passive (satyagraha) pour parvenir à ses fins. Il va les appliquer à la cause du nationalisme en Inde, où son retour en 1915 est triomphal.

Les débuts de la lutte en Inde (1915-1928)

Gandhi ne sépare pas la lutte politique de la lutte sociale, mais il alterne les périodes de militantisme avec de longues retraites dans des ashrams, ce qui déconcerte même ses collaborateurs. Rapidement devenu la principale autorité morale au sein du parti du Congrès, il recourt au jeûne et au boycott comme moyens de pression sur les autorités coloniales à travers plusieurs campagnes de désobéissance civile pour la revendication du shvadesi (nationalisme économique) et du svaraj (self-government). Mais il interrompt brutalement le mouvement en 1922, dès le premier incident sanglant, pour rester fidèle à son éthique de non-violence.

La longue marche à l’indépendance (1928-1948)

La radicalisation du Congrès avec Nehru le relance dans l’arène politique. Il entame un nouveau cycle de campagnes : la marche du sel (1930) contre le monopole de l’Angleterre et après le refus de celle-ci d’accorder à l’Inde le statut du dominion, la lutte contre le statut des intouchables (1932). Mais, en 1934, des divergences avec les dirigeants du Congrès le renvoient à la retraite.

La Seconde Guerre mondiale l’en fait sortir, mais pour le renvoyer en prison après avoir enjoint les Britanniques de partir par la motion Quit India (1942). L’indépendance devient inéluctable après la guerre, mais aussi la partition entre hindous et musulmans dans deux États distincts, perspective contre laquelle Gandhi s’insurge désespérément. Pourtant, en 1947, l’Union indienne et le Pakistan accèdent séparément à l’indépendance, ce que le Mahatma vit comme un échec personnel. Mal compris par nombre de ses compatriotes, il est assassiné en 1948 par un fanatique hindou.

Même s’il n’a pu radicalement changer les mentalités indiennes comme il l’ambitionnait, son message de non-violence et de résistance passive a connu une immense postérité.

Source Larousse

Quelques mots sur l’auteur Arun Gandhi

Né en 1934 en Afrique du Sud, Arun Gandhi est le petit-fils du Mahatma (grande âme, en sanskrit), apôtre de la non-violence et père de la nation indienne (1869-1948). Écrivain, journaliste et activiste, il prend appui sur l’expérience de vie de son grand-père avec qui il a grandi pour animer des conférences à l’université. En 2008, il fonde le Gandhi Worldwide Education Institute qui lutte contre l’exploitation physique et psychologique des enfants des pays défavorisés.

Parcourir le monde pour la non-violence

Avoir un grand-père comme le Mahatma Gandhi laisse des traces. A 81 ans, Arun Gandhi a décidé d’en faire profiter le monde. Eduqué auprès de son grand-père pendant son enfance, l’écrivain se rappelle de la grande simplicité dans laquelle vivait le Mahatma. Il se souvient d’un jour où il avait jeté un crayon à papier devant son grand-père, la réaction ne s’est pas faite attendre. “il m’a dit : je vais t’apprendre deux choses importantes. La première c’est qu’un petit bout de crayon comme ça utilise beaucoup de ressources et de techniques, le balancer est une violence contre la planète. La deuxième leçon, montrait notre surconsommation et ce qu’elle impliquait pour les autres qui ne pouvaient y avoir accès, ça c’est une violence contre l’humanité m’a-t-il dit”

Transformer la colère en amour

“Le premier enseignement qu’il m’a appris c’était comment traiter la colère de façon positive”, raconte Arun Gandhi qui se souvient de la métaphore que son grand-père utilisait à propos de cette émotion : “La colère c’est comme l’électricité, ça peut être utile, puissant, mais seulement si on l’utilise de manière intelligente, car ça peut être aussi mortel si on ne sait pas s’en servir”

Source Eyrolles

L’esprit du livre

Cet ouvrage est un juste équilibre entre une rétrospective de l’auteur de sa relation avec son grand-père Gandhi mais également dans son parcours initiatique dans la non-violence. Il aborde les thèmes de la paix, du courage, de la spiritualité, de la justice, à travers son expérience personnelle. Ce n’est pas une éloge aux concepts philosophiques mais plutôt la transmission de l’héritage non-violent de Gandhi. C’est une vraie éducation à la non-violence et au militantisme créatif et pacifique. C’est toute l’essence du message d’espoir, d’amour laissé par Gandhi.

“Une seule personne peut changer le monde, et Gandhi l’a prouvé. Nous changeons le monde en nous changeant nous-mêmes. Et nous nous changeons nous-mêmes en devenant qui nous sommes vraiment.
Inspiré par l’ancien idéal indien d’ahimsa, ou non-violence, Gandhi a conduit sa vie en vénérant le vivant.
La paix est une réalité de notre coeur avant d’être une réalité dans le monde : ceci est une source éternelle d’inspiration.”
Deepak Chopra

Pour un extrait du livre c’est par ici : Mon grand-père était gandhi

Des fraises en hiver (Et autres besoins inutiles de notre alimentation): Claude-Marie Vadrot

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Quelques mots sur l’auteur

Né à Paris en 1939. titulaire d’un DEA de géographie et d’écologie. Grand Reporter au Journal du Dimanche de janvier 1987 à octobre 2006, il est actuellement journaliste indépendant. Il a également été journaliste à la radio, au Canard Enchaîné, à Géo et au Matin de Paris. Il a été délégué général de l’Association des Journalistes pour la nature et l’écologie, et a animé un réseau des journalistes et écrivains spécialisés dans la protection de l’environnement.
Enseignant depuis 1985 à l’université de Paris VIII au département géographie et écologie, il y enseigne l’Histoire des protecteurs de la nature, l’histoire du ministère de l’environnement, les espèces et espaces protégés, les pollutions et nuisances, les médias et environnement, les guerres et l’environnement, la problématique des jardins familiaux et potagers, etc.)
Ses spécialités se situent sur deux niveaux : l’environnement et les grands perturbations internationales tels que les conflits ou les catastrophes naturelles.
Ses pays de prédilection sont les ex-républiques de l’Union soviétique (accréditation permanente à Moscou), les Balkans et plus particulièrement le Kosovo et l’Albanie. Et l’Amérique Latine.
Son action ne s’arrête pas là, il a écrit plus de trente livres dont les derniers sont consacrés à la Russie, aux parcs naturels et aux espèces et espaces protégés en France.
Aujourd’hui il travaille particulièrement sur les conséquences des conflits sur l’environnement Dernières parutions : « Guerres et environnement » en octobre 2005 (Delachaux et Niestlé ) et « L’horreur écologique » le 18 janvier 2006 (Delachaux et Niestlé)

Source Bebelio – Extrait

L’esprit du livre

A travers cet ouvrage Claude-Marie Vadrot  met à mal les fruits et légumes hors saison et la mondialisation de masse qui nous créé de faux besoins alimentaires. Il met à mal de manière constructive les mauvaises habitudes de la mondialisation et en particulier du marketing du hors-saison. A travers des exemples fournis il montre comment ces besoins ont été créés et exploités. L’auteur nous donne également les recettes simples d’un retour à des assiettes ne croulant plus sous des milliers de kilomètres, en quelque sort pour mettre en avant tous les avantages du manger local et de saison. Claude-Marie Vadrot met en lumière une manière de militer pacifiquement à travers une consommation responsable et raisonnable.

Extrait d’une interview de l’auteur “Goûtons un monde meilleur”
Si vous deviez résumer votre livre ?

Je dirais qu’il est un réquisitoire à l’encontre du concept marketing du hors saison. Concrètement, Des fraises en hiver démontre que la recherche du profit maximum a progressivement conduit à des voyages aberrants aux conséquences écologiques désastreuses. Fraises d’Espagne, haricots verts du kenya, kiwis de Nouvelle-Zélande, pommes du chili… Les fruits et les légumes perdent le nord et confondent les saisons. Ils parcourent le monde depuis que la grande distribution a trouvé des travailleurs contraints d’accepter des salaires et des conditions de travail de misère. Pourtant, comme le montrent les exemples fournis dans mon livre, ces besoins ont été fabriqués de toute pièce, créés et exploités pour alimenter la quête du profit.

Faut-il prévoir des anxiolytiques pour adoucir la lecture de votre ouvrage ?

Surtout pas ! Vous devez au contraire être en pleine possession de vos moyens pour assimiler le message d’espoir qu’il délivre : si la mondialisation génère des dommages, il n’y a pas de fatalité car chacun a les moyens de changer les choses. Le consommateur a le pouvoir d’inverser la tendance Comment ? En décidant de prêter attention aux étiquettes pour contrôler l’origine des produits qu’il achète et en renonçant à consommer en plein hiver des fruits et des légumes qui ne poussent sur notre sol que l’été, en fréquentant les AMAP, les marchés locaux et même, lorsque cela est possible, en cultivant son propre potager ! En bref, mon ouvrage vous dit comment faire pour ne plus être la victime consentante de ce marketing orchestré du hors saison. Quelques réflexes à adopter dans nos actes d’achat au quotidien afin d’épargner la planète et de retrouver la qualité et la saveur, effort minime en somme au regard des bénéfices….

Si jamais vous avez lu un de ces deux ouvrages ou que vous avez envie de les lire n’hésitez pas à me laisser un commentaire.

Bonne lecture

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